Son absence
Sa présence.

« Les montagnes enneigées, les prairies verdoyantes, les déserts surchauffés, la terre de descendances.
une sueur glacée, une chaleur étouffante, les souvenirs figés, Parfum d'enfance.
Le temps s'est arrêté L'âme est vacante,
tout est oublié Il ne reste que l'absence. »

Les étoiles brillent dans le ciel noir de son regard. Elle verse enfin ses larmes qui la rongent.
Dans sa tête, elle entend encore sa voix, elle croit le revoir. Ressentir son souffle.
Tel un cutter en plein c½ur Elle meurt à petit feu, plus aucun souvenir, sauf son sourire.
Sans lui, elle n'a pas d'avenir.

« Un silence abandonné...
Coeur brisé par l'amertume,
Cri muet dans tous ces bruits,
Larmes cachées dans la brume... »
# Posté le vendredi 09 mai 2008 12:31
Modifié le vendredi 25 juillet 2008 19:04

1


Kapitel ein


Assise sur le rebord de sa fenêtre offrant la vue sur les cieux, Leïa Les observe. Elles , sans doute les meilleures choses existant sur terre, qui arrivent à créer du noir une couleur aussi stupéfiante, formidable.Elles, les étoiles dont elle passe ses nuits entières à regarder sans se lasser. Ces petits bouts de lumières brillant d'une force lui procurent tant de choses en effet. Elle, elle ne dort jamais quand le ciel est recouvert par ces merveilles éclairant la nuit sombre à l'aide de la lune, cette lune qui l'a fait tant rêver et espérer. Ce qui est le cas cette nuit.
Ça, c'est le monde intime de Leïa, le monde que personne d'autre à part Elle n'a accès. Elles, ce sont tout ce que
" possède " Leïa. Cette jeune fille de 15 années d'existence leurs demande à plusieurs reprises à l'aide. Oui, car Leïa est faible, Beaucoup plus que l'on peut l'imaginer, bien plus faible qu'un bébé venant de naître, bien plus pommée qu'un poisson hors de l'eau. Ce n'est pas à elle que vous allez apprendre ce que c'est le malheur, les faits offusquant. Elle, elle vit dans un cauchemar, contrairement à tant d'autres.
Elle ne rit jamais, elle est détruite. Ce petit bout de femme ne peut verser que des larmes de sang, qui en sortant, emportent en arrachant les poussières de son coeur. Car oui, Leïa n'a pas de coeur, un en mille morceaux, oui. Un tout déchiré, abimé, brisé ..
Elle est prisonnière, dotée d'une beauté éblouissante héritée de sa chère mère. Mais Elle aurait tout fait pour ne pas avoir cette qualité, comme on peut dire. Elle, elle aurait osé passer une lame sur toute sa figure, pour seulement devenir laide, et ne pas entendre cette phrase répétée si souvent,
" Un jour, Je ferai de ton corps ce dont j'ai toujours envié. " Ces paroles prononcées par son propre père, Lui, l'assassin, le dégoût de la nature. Au delà de ses 40 ans, Il a réussi à fournir l'horreur à Leïa.
Ayant réussi son coup à présent, elle est rongée par la terreur, plus de vie, tout comme un cadavre vivant. Il n'y a aucune différence entre cette adolescente et un corps sans âme. Le terme d'adolescent ne lui convient pas du tout, elle n'a jamais vécu cette période où la plupart des personnes passent leur temps à s'amuser, délirer, et vivre chaque seconde. Au contraire, elle, elle sombre depuis très très longtemps. S'amuser, elle ne sait même pas ce que c'est.
Elle n'a pas d'ami et ne va plus à l'école depuis ses 8 ans. Depuis le jour où elle n'a plus soufflé aucun mot. Car oui, Leïa ne parle Jamais. Elle s'est promise ce jour de ne plus parler, et elle tient sa promesse. Elle s'était dise de ne prononcer ses mots enterrés au fond d'elle qu'à une personne.
Qu'à une seule, la bonne.
Elle ne connaît pas l'amour. Oh que non, jamais personne ne lui en a procuré, à part sa chère maman qu'elle ne voit depuis très longtemps, trop longtemps. Elle n'arrive même plus à se rappeler de son visage si angélique, de sa personnalité si fantastique, de son apparence si sublime. Non, elle ne s'en rappelle plus ..
Ça fait 7 ans, 7 immenses années, 7 années d'horreur ..
De nombreuses marques sont présents sur le corps maigre et fragile de Leïa, des marques profondes.
Car oui, elle se fait battre par son " père ", si fort qu'à chaque fois elle saigne. A chaque fois elle le supplie intérieurement de la tuer, de la laisser rejoindre les êtres qui lui sont chers. Vous devez surement vous demander la raison pour laquelle Leïa ne prend pas fuite, ect..
" Si tu pars, Je m'en prendrai à Lui. * " Lui avait prononcé son père, un jour.
Leïa ne sait pas qui est ce Lui*, elle ne lui a pas posé la question, pour la simple raison de tenir sa promesse, c'est con vous allez vous dire, mais c'est la vie ..
Elle en connaissait un de Lui, il y a 11 ans, mais il est mort, lui aussi est parti. Elle qui aurait voulu crever à sa place, lui aussi l'a quittée, comme sa maman. Ils l'ont laissée seule, toute seule à surmonter tous ces horreurs. Un petit filet de sang s'échappa des lèvres de la jeune fille, encore une fois, elle avait subit les coups, comme chaque soir. Elle ne prit même pas la peine de se soigner, tellement elle en avait l'habitude à présent. De sa fenêtre ouverte, le froid embrassait son corps créant ainsi quelques légers frissons sur le passage. Mais elle ne la sent pas cette froideur, elle n'est pas frileuse, et ne l'a jamais été.
Une fille assez étrange vous allez vous dire. Erreur de la nature elle se surnomme. Assez logique, parait-il.
Au profond de Leïa, un grand vide, plusieurs choses accumulées sont présents. Ils lui manquaient, sa tendre mère et son ange. Quel ange vous vous dites. Lui* Dont elle avait aussi perdu par la faute de son père. Lui* dont elle n'avait aucun souvenir de ses traits, Lui * Son double ..


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# Posté le vendredi 09 mai 2008 17:05
Modifié le dimanche 20 juillet 2008 02:53

2



Kapitel zwei


« Léo, mon Léo, mon ange, ma moitié, mon coeur entier, ma vue, mon souffle, mes poumons, mes sentiments, mon âme, ma drogue, ma vie. Mon léo, dis moi que tu vas bien. Oh, si seulement tu pouvais savoir combien tu me manques. Depuis le jour où l'on nous a séparés Léo, il s'est passé tellement d'évènements morbides .. Mais malgré tout, ton image m'aide, elle ne me quitte pas ne serait-ce qu'un instant. Tu es présent à mes côtés, ça je le sens, Tu vis toujours en moi. Mais dis Léo, tu te rappelles toujours de moi ? Leïa ? Tu sais, je suis tellement vide. Vide de tout, je ne sais pas vraiment comment te formuler de belles phrases explicatifs, ça fait 7 ans que je pose pas pied à l'école Léo, 7 ans .. Tu voudrais bien me lire s'il te plait ? Tous me bouffent l'intérieur, j'ai besoin d'extérioriser.
Mon corps est rongé par un mal qu'on ne peut guérir Mon Léo, tout ça est de Sa faute, à papa. Est-ce que De là-haut, Tu me vois ? Tu m'observes ? Moi, si, j'en ai l'impression. Tu sais, les étoiles, c'est toi. C'est pour ça que je passe quasi toutes mes nuits à te fixer, à t' hurler du plus profond de mon être à l'aide. Si seulement tu savais combien je t'aime. Je regrette, je n'ai pas pu te dire un dernier adieu, je n'ai pas pu une dernière fois sentir ton odeur, te serrer en un dernier étreint, non, tu es parti aussi vite que l'éclair, Pardon , je me sens coupable, j'aurais pu m'empêcher de supplier mes parents pour qu'ils m'envoient à l'école, c'est bête mais j'avais que 4 ans Léo, en plus, l'idée que l'on t'abandonnera ne m'est jamais venue en tête, Comment
pouvais-je savoir ? Mais tu sais, d'un côté je préfère ainsi, car au moins toi tu n'as rien vu, rien subit. Contrairement à moi. Je suis contente que tu sois libre, près de maman.
Léo, papa me détruit. J'ai horriblement mal, surtout aux coups avec la ceinture ; tu sais quand ça tape à une grande vitesse sur les parties de ton corps nu, que ça claque et que ça te brûle par la suite, c'est comme si on te couchait au feu, Même sensation.Pire même.
Oui Léo, tu as très bien compris. Papa me bat, chaque soir, et tu sais ? Je saigne toujours, et de nombreux plaies sont présents autant intérieurement qu'extérieurement. Ça procure une sinistre douleur Léo, c'est si traumatisant. Chaque coup arrache une partie de moi, si tu savais combien j'ai peur ?
Je me rappelle que papa m'avait promis qu'un jour, il me violerait.
Aujourd'hui, c'est Nos 15 ans Léo, 15 ans ..
Et tu sais ce que j'ai eu en guise de cadeau d'anniversaire de la part de papa ? Il a tenu sa promesse, si tu savais combien c'était si horrible, si macabre. Ça fait si mal. Il m'a prise par derrière, comme une chienne. Il m'a tuée Léo, une fois de plus. Notre propre père m'a violée, ce soir, toute à l'heure. Si tu savais combien ça fait mal Léo, je suis dépourvue de toutes forces, ses mouvements étaient démesurément bestiaux et violant. J'ai senti d'atroces douleurs, j'ai tellement voulu hurler cette horreur qui me ronge l'intérieur, c'est pire que monstrueux, le sentir gémir en toi alors que moi tu es entrain de mourir, c'est si offusquant. Je me sens si sale, très sale. Je hais mon corps, ce corps sur lequel il prend plaisir. Je pleure Léo, je pleure la mort. Cette lettre blanche est tachée de rouge à présent, car oui Léo, je ne pleure plus que du sang, je n'ai plus aucunes larmes.
Une question me brûle les lèvres, est-ce que Maman est à tes côtés ? Tu sais ce qui s'est passé lors de mes 8 ans ? Le jour du décès de Maman ? Tu sais que j'ai vu de mes petits yeux que papa mettait en mille morceaux le corps splendide de Moun, comme on la surnommait, à l'aide d'une Hache ? Oui Léo, papa a tué maman, à grand coup de hache, et tout ça devant mes propres yeux ..
Si tu savais combien c'est terrorisant, j'ai vu les membres de maman se séparer de son corps en sang sous les ricanements de papa, qui l'a coupait en rondelles, amusé. Sous mes yeux, Léo, Sous mes yeux. Et tu sais pourquoi ? Parce qu'il croyait qu'elle le trompait, alors que c'est tout à fait faux. Elle partait seulement faire le ménage pour pouvoir rembourser les besoins de la maison, alors que lui passait son temps dans l'alcool. Prend soin d'elle Léo, je t'en supplie.
Ça fait 7 ans que je ne prononce aucun mot, et je tiens toujours ma promesse .
Aujourd'hui c'est aussi la fête des mères, tu sais, papa a enterré maman dans le jardin, je ne sais pas où, et si ça tombe que je marche dessus chaque jour ? Je trouve ça dégueulasse Léo. Je ne sais même pas où se trouvent vos cadavres..
Mon père, je le hais plus que tout, pire que tout..
Où es-tu Léo ? Je t'en supplie, reviens-moi. J'ai tant besoin de toi, est-ce que tu es vraiment mort Léo ? Si non, pourquoi tu ne m'as jamais contactée ? Je t'en prie, reviens-moi. J'étouffe, je n'en peux plus. Mon coeur est au bort du précipice, il est en poussière, en mille morceaux. Je suis détruite Léo, sans toi, sans maman, avec tous ces évènements, je suis rongé par tout ce mal, il ne me reste que le silence Léo. Je suis tel un cadavre vivant, un corps sans âme. Oh, par pitié, sauve - moi je t'en prie...
Papa m'empêche de te rejoindre, mais je t'en supplie. Sauve-moi. Apprends-moi à vivre, à rire. Réconforte-moi, console-moi. Prend moi dans tes bras, embrasse-moi, dis-moi des Je t'aime, aime-moi, reviens vers moi. Je veux sentir ta peau, respirer ton odeur, j'ai besoin de toi. Léo, ton double a besoin de toi.
" Zurück Zu mir ..
Weil Ich dich brauche,
Weil du alles bist was ich bin
Weil ich dich liebe. "

Leïa »

Après avoir pliée sa lettre avec soin, sans prendre la peine d'étaler les larmes de sang que versent ses yeux sur son visage, Leïa attacha son enveloppe à l'aide d'une ficelle à un ballon de baudruche blanc, leur couleur préférée, celle qui porte à la fois toutes les autres mais qui est si différente, et celle qui exprime la mort aussi, car tous les deux sont des cadavres, l'un vivant, l'autre complètement.. De sa fenêtre ouverte en plein milieu de la nuit, Leïa le fit envoler dans le ciel, espérant au plus profond d'elle qu' Il le recevrait de là haut ..


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# Posté le samedi 10 mai 2008 22:23
Modifié le jeudi 17 juillet 2008 06:30

3




Kapitel drei


En ce jour, le ciel est sombre, la pluie présente. Tournant sur elle même, les bras en l'air, un petit sourire collé aux lèvres, Leïa pensait à son Léo.
Le vent faisait danser ses cheveux blonds d'une longueur et lisseur éblouissante. Une petite mélodie se faisait entendre au fond d'elle. Tout en trempant sa fine robe blanche, la pluie se mélangeait à ses larmes coulant sur son visage angélique. Non vous avez bien compris, des larmes et pas du sang cette fois-ci. Elle ne voulait dans aucun cas que son Léo voit ça. Son être sait qu'à l'une des gouttelettes d'eau, il descendrait sur terre, à ses côtés. Elle sait qu'il a lu sa lettre, elle le sait...
Elle avait étalé tous des pétales de roses sur sa pelouse, ne savant où les placer exactement, elle avait choisi cette manière. Des roses rouges, les préférées de sa tendre mère, la couleur de sa dernière robe, la couleur de ce liquide qui coulait, la couleur de ses lèvres, la couleur de cette pierre sur laquelle elle a été tué, la couleur de ce sang qui ne s'est jamais effacé ..
Elle sentait Léo, elle le sentait au plus profond d'elle.
Soudain, elle stoppa tout acte. Une lumière aveuglante apparue devant son corps frêle. Les larmes ayant doublés se coloraient en rouge vif, elle cachait son visage, honteuse. En l'espace de quelques secondes, Elle senti une pair de main se poser sur les siennes afin de les faire descendre. C'est alors que Leïa eu l'impression de sentir la peau de son double, son odeur ..
Un souffle atterrit sur ses lèvres, murmurant quelques mots d'un ton très très bas, mais assez suffisant pour qu'elle puisse entendre.

« Je vis en toi. »

Elle l'avait reconnu cette voix, même si cela faisait des années qu'elle ne l'avait pas entendu, elle le reconnu, celle de celui qui possédait son âme.
Espérant pouvoir l'apercevoir, Leïa ouvrit lentement ses paupières, l'estomac noué, son coeur loupa un battement.
Rien, plus rien, tout était redevenu comme il l'était auparavant. Mais pourtant, elle en était sûre, elle l'avait senti. Si près, si proche. Elle savait que ce n'était pas un moment de rêverie, ni d'hallucination, Elle le savait. Les précipitations ayant doublés, le bruit des tonnèrent et des gouttelettes d'eau claquant sur le sol étant devenu plus important, Leïa était tout à a fait trempée de la tête aux pieds.
Dépourvue de toute force, elle se laissa tomber sur ses genoux. Elle l'avait senti, elle en était sûre ..
Les larmes noyant ses joues, une boule se formant à sa gorge, elle allait parler, pour la première fois depuis bien trop longtemps. Elle allait lui parler à lui, comme elle se l'était promis. Elle savait qu'il l'écoutait, elle le savait. Ayant pris son courage à deux mains, Elle se mit à réciter ces paroles arrachées des poussières de son coeur.

« Mon Léo, je sais que tu es là en ce moment, je le sais. Ce dont pour ça que j'aimerais te faire part de certaines choses.. Tu pleures Léo ? J'ai l'impression que tes larmes me tombent dessus..
Je sais que tu as lu ma lettre, Je le sais. Sinon, pour quelle autre raison serais-tu venu ? Je t'en remercie d'ailleurs.
Léo, L'odeur de ton absence est ancrée dans ma peau. Je suis avide de toi. Mon coeur menace de lâcher à tout moment. L'écho de ta voix qui m'endormait auparavant est si loin à présent. Je ne sens plus tes mains, sur mon visage, ma peau. Où est cette chaleur qui refroidissait mes nuits ? La peur de mes désirs. Ce souffle atterrissant sur mes lèvres.. Le monde cesse de tourner, tu es loin de moi. Très loin.
Je ne suis qu'une ombre à présent. Ma corde a lâché. Mais où es tu aujourd'hui ? Ce soir, pourquoi ne m'as tu pas sauvée ? Pourquoi ? Pourquoi ne viens-tu pas m'aider à recréer ce lien en chaine d'or qui nous liait, ces flammes qui brulaient nos mains ? Je sais que tu es là, je t'en prie. Réponds-moi. Sans toi, sans ton être, je ne suis plus moi Léo, je ne suis plus moi..
Pitié, parle-moi Léo, je t'en supplie. Réponds-moi. J'ai tant besoin de toi. Dis-moi quelque chose, qu'un seul mot. . Réponds-Moi Léo, je t'aime tellement. Réponds-moi je t'en prie, aide-moi, Réponds-moi ..»

Le coeur de Leïa se tourne dans tous les sens, se déchirant le plus possible, on aurait pu dire qu'une crise cardiaque apparaissait. Mais non, elle ne partira pas, elle n'a pas le droit. Elle est condamné à vivre, à subir et à souffrir.


« Réponds-moi ..»

Murmura-t-elle, dans un dernier souffle. Avant de croiser ses bras sur ses genoux rapprochés vers sa poitrine, pour y poser sa tête. Les éclairs étaient désormais présents, reflétant ainsi la haine de Léo envers son père, pensa Leïa. Cette dernière releva la tête vers le ciel, Les nuages avaient pris la forme d'un coeur.

« Un coeur pour L'amour, une fleur pour l'amitié, les éclairs pour la haine, la pluie pour la tristesse, le soleil pour l'espoir, les nuages pour rêver.. »

Se dit-elle.

Mais ce dont Leïa n'avait pas prévu, c'est que quelqu'un pouvait être présent depuis le début de cette " scène. "



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# Posté le mercredi 14 mai 2008 11:36
Modifié le jeudi 17 juillet 2008 06:32

4



Kapitel vier


La pluie ne se cesse depuis. Le ciel est toujours aussi noir. Pour Leïa cela signifie que Léo pleure, ce qui n'est ni loin ni proche de la vérité.
En plein milieu de la nuit, adossée contre leur * arbre. A moitié nue, les vêtements déchirés, elle sombre.
Encore une fois elle avait été l'objet, le jouet de son père. Encore une fois.
Ses cuisses avaient viré au rouge vif, tellement il avait été brute. Elle avait saigné .. Ses yeux étaient gonflés, tellement elle avait pleuré. Son coeur était en poussière, tellement il s'était déchiré.
Son être était dépourvue de toute force, tellement elle était terrorisée. Son âme s'était envolé, son cadavre étant resté en vie. Un esprit, un fantôme, elle l'est.
Elle a besoin de Lui, que de Lui
A l'instant même, elle venait de vomir du sang, oui. Du sang. Les coups avaient été bien plus violant, surtout au niveau du ventre. La douleur étant plus fort, plus atroce.
" Je veux te voir souffrir " lui avait prononcé son père, avant d'exécuter son acte.
Elle avait fermé les yeux, en essayant de se concentrer, penser à Lui jusqu'à exploser le cerveau, voir même le crane. Essayant d'oublier cette effroyable affliction, ce torture. Tentant d'affronter cet amertume, pour lui*, que pour lui ..
Maintenant, elle était là, Dans ce jardin, près de cette pierre, le fixant d'un regard vide. Perdue dans ses pensées, elle caressait du bout des doigts ce sang, chantonnant une petite mélodie.
Combien Elle lui manquait, combien Il lui manquait ..

« Je t'aime Maman.. »

Malgré le mauvais temps, les étoiles étaient présentes. Se tournant vers ces dernières, un faible sourire apparu sur ses fines lèvres. Une petite larme s'échappa de ses yeux, toute en souriant.

« Tu sais Léo, loin de toi, un manque est toujours présent, mon âme n'a plus de force. Même pas pour un souffle. Rien, Je n'ai plus d'espoir, plus de rêve, plus de sens dans mon regard. Dis-moi, qu'est-ce que tu m'as fait ? A chaque pensée vers toi, quelque chose se sert & se retourne en moi. Qu'est-ce que tu m'as fait ?
Comment m'as-tu ensorceler de la sorte ? Comment, réponds. Pourquoi mon coeur s'use à t'aimer,
mes yeux s'abiment à saigner ? Réponds-moi, pourquoi tu n'es pas là ? Pourquoi tu ne me rejoins pas ? Pourquoi ? Pourquoi ... Parle Léo, parle. J'ai besoin d'entendre cette voix, d'avoir ce souffle atterrissant sur mes lèvres, parle Léo. Parle - moi ..
J'ai besoin de toi, tels une personne en manque d'eau, perdu à jamais dans le désert. Tels un bébé voulant être contre la chaleur de sa maman. Viens et sauve-moi. Prends moi la main et emmène-moi loin d'ici. Serre moi dans tes bras pour que je m'engouffre dans ton odeur, Pour que je sente ton coeur battre contre le mien.
Laisse moi y avoir accès, enferme-moi dedans, à double clef pour en être sûr. Jamais je n'échangerais ma vie à celle d'une autre à ce moment. Jamais ..
Aime-moi Léo. J'ai seulement besoin de toi, seul toi.
Sauve-moi. »

Une présence se fit sentir à ses côtés, ce qui fit immédiatement tourné la tête de Leïa, affolée. Une personne se tenait devant elle, un homme précisément. Elle ne pu le détailler, la lumière de la pleine lune ne suffisait nullement. Hésitante, elle prit du recul. L'intrus, ayant remarqué cette peur, se positionna à genou devant la jeune fille.

« Dis-moi, Je suis si effrayant que ça ?»

Cette remarque fit apparaître un très léger sourire sur le visage de Leïa, ça faisait très très longtemps qu'elle n'avait vu une personne à part son père, surtout quelqu'un qui sait plaisanter, avec un petit point d'humour. Elle hocha la tête négativement, afin de lui répondre.

« Tu es bien Leïa ? »

Cette question surpris la jeune fille, mais comment pouvait-il savoir son prénom ?


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# Posté le jeudi 15 mai 2008 12:00
Modifié le jeudi 17 juillet 2008 06:33