Kapitel ein
Assise sur le rebord de sa fenêtre offrant la vue sur les cieux, Leïa
Les observe.
Elles , sans doute les meilleures choses existant sur terre, qui arrivent à créer du noir une couleur aussi stupéfiante, formidable.
Elles,
les étoiles dont elle passe ses nuits entières à regarder sans se lasser. Ces petits bouts de lumières brillant d'une force lui procurent tant de choses en effet. Elle, elle ne dort jamais quand le ciel est recouvert par ces merveilles éclairant la nuit sombre à l'aide de la lune, cette lune qui l'a fait tant rêver et espérer. Ce qui est le cas cette nuit.
Ça, c'est le monde intime de Leïa, le monde que personne d'autre à part Elle n'a accès.
Elles, ce sont tout ce que
" possède " Leïa. Cette jeune fille de 15 années d'existence leurs demande à plusieurs reprises à l'aide. Oui, car Leïa est faible, Beaucoup plus que l'on peut l'imaginer, bien plus faible qu'un bébé venant de naître, bien plus pommée qu'un poisson hors de l'eau. Ce n'est pas à elle que vous allez apprendre ce que c'est le malheur, les faits offusquant. Elle, elle vit dans un cauchemar, contrairement à tant d'autres.
Elle ne rit jamais, elle est détruite. Ce petit bout de femme ne peut verser que des larmes de sang, qui en sortant, emportent en arrachant les poussières de son coeur. Car oui, Leïa n'a pas de coeur, un en mille morceaux, oui. Un tout déchiré, abimé, brisé ..
Elle est prisonnière, dotée d'une beauté éblouissante héritée de sa chère mère. Mais Elle aurait tout fait pour ne pas avoir cette qualité, comme on peut dire. Elle, elle aurait osé passer une lame sur toute sa figure, pour seulement devenir laide, et ne pas entendre cette phrase répétée si souvent,
"
Un jour, Je ferai de ton corps ce dont j'ai toujours envié. " Ces paroles prononcées par son propre père, Lui, l'assassin, le dégoût de la nature. Au delà de ses 40 ans, Il a réussi à fournir l'horreur à Leïa.
Ayant réussi son coup à présent, elle est rongée par la terreur, plus de vie, tout comme un cadavre vivant. Il n'y a aucune différence entre cette adolescente et un corps sans âme. Le terme d'adolescent ne lui convient pas du tout, elle n'a jamais vécu cette période où la plupart des personnes passent leur temps à s'amuser, délirer, et vivre chaque seconde. Au contraire, elle, elle sombre depuis très très longtemps. S'amuser, elle ne sait même pas ce que c'est.
Elle n'a pas d'ami et ne va plus à l'école depuis ses 8 ans. Depuis le jour où elle n'a plus soufflé aucun mot. Car oui, Leïa ne parle
Jamais. Elle s'est promise
ce jour de ne plus parler, et elle tient sa promesse. Elle s'était dise de ne prononcer ses mots enterrés au fond d'elle qu'à une personne.
Qu'à une seule, la bonne.
Elle ne connaît pas l'
amour. Oh que non, jamais
personne ne lui
en a procuré, à part sa chère maman qu'elle ne voit depuis très longtemps, trop longtemps. Elle n'arrive même plus à se rappeler de son visage si angélique, de sa personnalité si fantastique, de son apparence si sublime. Non, elle ne s'en rappelle plus ..
Ça fait 7 ans, 7 immenses années, 7 années d'horreur ..
De nombreuses marques sont présents sur le corps maigre et fragile de Leïa, des marques profondes.
Car oui, elle se fait battre par son " père ", si fort qu'à chaque fois elle saigne. A chaque fois elle le supplie intérieurement de la tuer, de la laisser rejoindre les êtres qui lui sont chers. Vous devez surement vous demander la raison pour laquelle Leïa ne prend pas fuite, ect..
"
Si tu pars, Je m'en prendrai à Lui. * " Lui avait prononcé son père, un jour.
Leïa ne sait pas qui est ce
Lui*, elle ne lui a pas posé la question, pour la simple raison de tenir sa promesse, c'est con vous allez vous dire, mais c'est la vie ..
Elle en connaissait un de
Lui, il y a 11 ans, mais il est mort, lui aussi est parti. Elle qui aurait voulu crever à sa place, lui aussi l'a quittée, comme sa maman. Ils l'ont laissée seule, toute seule à surmonter tous ces horreurs. Un petit filet de sang s'échappa des lèvres de la jeune fille, encore une fois, elle avait subit les coups, comme chaque soir. Elle ne prit même pas la peine de se soigner, tellement elle en avait l'habitude à présent. De sa fenêtre ouverte, le froid embrassait son corps créant ainsi quelques légers frissons sur le passage. Mais elle ne la sent pas cette froideur, elle n'est pas frileuse, et ne l'a jamais été.
Une fille assez étrange vous allez vous dire. Erreur de la nature elle se surnomme. Assez logique, parait-il.
Au profond de Leïa, un grand vide, plusieurs choses accumulées sont présents.
Ils lui manquaient, sa tendre mère et son ange. Quel ange vous vous dites.
Lui* Dont elle avait aussi perdu par la faute de son père.
Lui* dont elle n'avait aucun souvenir de ses traits, Lui *
Son double ..
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